Bloodlust! Par Croc!

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Bloodlust réussit le tour de force d’être plus moorcockien que Stormbringer/Elric, en ayant su sortir l’essence du cycle d’Elric sans en prendre les inconvénients. Jouer cette dualité arme/porteur est certainement le plus intéressant des aspects des romans, et c’est bien retranscrit ici. Bien avant l’heure, aussi, les personnages commençaient très puissants, principe depuis repris dans de très nombreux jeux et qui démontre la tendance du “j’en ai marre de recommencer toujours niveau 1”.

On peut reprocher également au jeu son background flou. En ce qui me concerne, je vois ça plutôt comme un avantage : dans ce monde, tout est possible, et on le sent dans le livre de règles. Ici, pas d’indication péremptoire comme quoi telle chose ne sera jamais vraie. L’auteur le rappelle : si ça peut faire un bon scénario, c’est possible. Autant pour l’aspect monolithique du background ! Le monde évoque de fait plutôt un environnement à la Conan le Barbare (les bouquins d’Howard, pas le film), avec la violence, l’exotisme, les situations grotesques, les monstres amusants pour nous, mais terrifiant pour qui a à les combattre, et le sexe. Pas de tabous, pas de monde édulcoré, moralement acceptable.

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Retour au pays: Prélude aux Aventuriers de la mer et à L’Assassin royal

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J’ai tout lu et aimé de Robin Hobb. Ses romans ne sont pas tous de qualité égale, par exemple j’ai eu plus de mal avec la saga du “soldier son”. Mais cette nouvelle qui se déroule dans le Désert des Pluies, c’est un petit bijou ! Ici, elle nous fait découvrir en profondeur, au sens propre comme au sens figuré, ce pays mystérieux dont elle nous avait déjà évoqué l’existence dans ” the liveship traders”. Encore une fois, elle nous emmène dans un univers aussi palpable que fascinant… et on y croit !
Vraiment, j’admire sa créativité, son imagination et la finesse des portraits qu’elle dessine. J’adore.
A mes yeux, Robin Hobb égale le talent de J.R.R. Tolkien, à sa façon (loin de moi, l’idée de comparer leur oeuvre).

Le Trône de fer T14 – Les Dragons de Meereen

ImageComment résister à lire la suite ? Je trouve ce tome et sa suite le 15 moins passionnants. C’est dû probablement aux intrigues politiques autour de Meeren et de certains passages qui parlent de personnages oubliés. L’histoire s’installe dans une routine où les rebondissements ne sont pas très marquants. Quelques remarques encore sur les fautes d’orthographe, grammaire, syntaxe (y’en a de belles !) qui gênent parfois la lecture. Moins que ceux d’avant toutefois.

Pathfinder

Pathfinder

Descendant de Donjon et Dragon, le bouquin de règles est un pavé, auquel on peut ajouter dix autres pavés! Le must pour ceux qui aiment lancer des pelletées de dés!